Fiche métier : Business developer jeu vidéo et esport, par Gaming Campus

Fiche métier : Business developer jeu vidéo et esport, par Gaming Campus

Métier

Métier invisible du jeu vidéo, mais pour autant essentiel à la pérennité de l’éditeur, le business developer jeu vidéo et/ou esport, aussi appelé account manager, responsable commercial, est en mesure de pouvoir créer et développer une stratégie afin que l’éditeur pour lequel il travaille (en interne ou en externe), génère des revenus additionnels. Pour y parvenir, le business developer travaille auprès d’un certain nombre de clients, doit les fidéliser et en rechercher de nouveaux.

« Dans notre cas, il s'agit d'accompagner les marques et les médias dans leur compréhension de l'esport et la mise en place de stratégies de communication et de partenariats pertinentes - stratégies liées à des investissements. L'esport diffère du gaming au sens large et ne concerne que la pratique compétitive du jeu vidéo. En ce sens, le "business de l'esport" se rapproche plus de celui du sport (sponsoring, merchandising, droits de diffusion des compétitions, etc.) que de celui du jeu vidéo », souligne Thomas Gavache, fondateur de l’agence Good Game Management.

Responsabilités

Les missions du business developer reposent en grande partie sur le maintien d’une relation de confiance entre l’entreprise, les clients et les partenaires. Mais également sur la motivation à aller chercher d’autres leviers de croissance auprès d’autres clients.

Grâce à sa vision du marché et ses compétences de commercial et communicant, il permet au studio d’accroître son chiffre d’affaires. Ce qu’explique Camille Emié, account director au sein de Webedia.

« Être business developer dans le monde de l’esport, c’est avoir pour objectif de développer des revenus liés à des actifs « esport » qui sont générateurs d’audience. En d’autres termes, nous monétisons auprès des marques une audience générée par nos actifs tels que : des teams de joueurs professionnels (PSG Esports, LeStream Esport), des compétitions nationales (la Ligue Française de League of Legends), des talents (influenceurs, streamers, casters) et des médias spécialisés (Jeuxvideo.com, Millenium). »

Commercial dans le gaming devant un tableau de suivi

Maîtrise

« II faut avant tout faire preuve de pédagogie, être capable d'expliquer ce qu'est League of Legends et ce qu'un partenariat avec le championnat d'Europe peut apporter à une marque à un(e) responsable marketing qui n'y a jamais joué, voire n'a jamais réellement joué aux jeux vidéos », avance Thomas Gavache. 

Ce qui demande de savoir maîtriser le secteur dans lequel le business developer travaille. Pour cela, il est en mesure de :

  • Pouvoir anticiper les opportunités
  • Être à l’écoute des marchés
  • Manager une équipe
  • Utiliser les techniques de prospection commerciale et marketing opérationnel
  • Savoir négocier

Qualités

« La fibre commerciale et un certain bagou pour être à l’aise dans ce métier sont importants. Pour ma part, je suis persuadée que ce sont des qualités qui peuvent se déclarer avec le temps, grâce aux challenges relevés dans d’autres expériences professionnelles et grâce à différentes rencontres », reconnaît Camille Emié

Néanmoins, un business developer doit disposer des qualités suivantes qui feront la différence  :

  • La curiosité
  • La créativité
  • La pédagogie
  • Le sens du relationnel
  • Un esprit entrepreneurial

Niveau scolaire

Un Bac est la voie classique pour continuer vers une formation spécialisée dans l’univers du jeu vidéo. Un futur business developer jeu vidéo se formera d’abord avec DUT ou BTS techniques de commercialisation ou en marketing, avant de s’orienter vers un cursus offrant un niveau Bac +3 ou +5.

Camille Emié détaille son parcours avant d’avoir intégré l’agence Webedia : « Après un Bac L à l’Ecole Active Bilingue Jeannine Manuel (Paris), je suis partie faire des études de sciences-politiques à Londres. De retour à Paris en Master à Sciences Po, j’ai fini par m’orienter vers le marketing puis vers le monde du sport en intégrant en 2015 le Comité de candidature de Paris 2024 pour les Jeux olympiques et paralympiques. Après cette campagne et la victoire de Paris, je suis passée par l’agence Havas Sports & Entertainment, toujours dans le sport, pour finalement rejoindre Webedia en 2019 ainsi que ma passion pour les jeux vidéo qui me suit depuis l’enfance. »

Formation

Évoluer dans ce milieu demande de connaître un minimum les enjeux d’une industrie qui pèse quelques milliards d’euros de chiffre d’affaires. Dès lors, choisir une formation diplômante comme celle proposée par G. Business est la solution idéale. Spécialisée dans les métiers du jeu vidéo et du esport, l’école propose un Bachelor en Management jeux vidéo et esport. Accessible après un Bac ou en admission parallèle, il offre toutes les connaissances dans les domaines du marketing, du développement commercial, de la gestion et de la communication.

Pour aller plus loin, il est possible de poursuivre vers le MBA en deux ans. Accessible après le Bachelor G. Business ou en admission parallèle (après un Bac +3 ou Bac +4 validé), il approfondit l’enseignement des trois premières années et offre le choix de se spécialiser dans certaines branches du jeu vidéo comme le management de projet et de l’innovation du jeu vidéo ou dans le marketing, communication et transformation digitale du jeu vidéo.

De son côté Thomas Gavache raconte son parcours passé d’une école de commerce à Google : « J'ai eu un Bac S, suivi par une prépa éco puis une école de commerce (NEOMA Business School). J'ai ensuite rejoint Google en Irlande pendant près de 4 ans, puis Twitter à l'ouverture du bureau parisien en 2013. D'abord sur un rôle commercial, comme chez Google, puis sur les partenariats de contenus et de monétisation avec les ayants-droits et diffuseurs sportifs. C'est ce travail avec le milieu du sport sur des problématiques digitales qui m'a amené à l'esport à titre professionnel, en plus du fait que je sois joueur de longue date. »

Rémunération

Elle se situe autour de 35 000 euros brut annuels. Mais avec de l’expérience et des résultats, celle-ci peut vite atteindre le double, voire davantage. Il n’est pas rare de voir un business developer gagner jusqu’à 80 000 euros par an.

Evolution

Un business developer travaillera d’abord avec une équipe afin de se familiariser et de se construire son réseau. Puis peu à peu, s’il le souhaite, il pourra prendre des responsabilités plus importantes et manager des collaborateurs. Un métier qui peut l’amener à devenir directeur marketing. 

En résumé

Chargé de trouver et d’augmenter les opportunités de revenus de son entreprise, le business developer jeu vidéo et/ou esport doit être aussi bien commercial que communicant. De lui dépend une grande partie des revenus de l’éditeur.

Business developer ouvrant un CRM pour suivre ses clients esportifs